Textes d'Osho

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Textes d'Osho

Message  Hatchepsout42 le Jeu Sep 09 2010, 20:53


Est-ce bien de prendre des risques ?



Bien ou mal, là n’est pas la question. SI vous êtes vivant, vous devez prendre des risques. La
vie est un risque. Seule la mort est sans risque, la vie ne l’est jamais – il n’y a aucune sécurité
dans la vie. Les compagnies qu’on appelle ‘Assurance sur la vie’ devraient s’appeler
‘Assurance sur la mort’ – dans la vie il ne peut y avoir d’assurance. La vie est vivante parce
qu’il y a risque, danger – c’est pourquoi il y a une telle excitation.
Vous demandez « Est-ce bien de prendre des risques ? »
Si vous voulez être vivant vous devez prendre des risques, et plus vous prenez de risques plus
vous êtes vivant. Si on interprète correctement votre question vous demandez : « Est-ce bien
d’être vivant ? »

Je ne suis pas un assassin, je ne veux pas empoisonner votre vie. Beaucoup de gens l’ont fait :
les prêtres et les politiciens corrompent votre vie. Ils vous enseignent de vivre à l’intérieur de
strictes limites. Ils vous enseignent de vivre d’une façon telle qu’il n’y ait aucun risque, afin
que vous soyez en sûreté, protégé. Mais ainsi vous êtes mort, vous êtes déjà dans votre
tombe ! Vous devenez misérable, et vous commencez à voir que vous n’avez aucun amour,
que vous n’avez aucun bonheur, qu’il n’y a rien de valable dans votre vie. Vous vous mettez à
ressentir que tout cela n’a aucun sens, et tout vient du fait que vous évitez les risques. C’est
seulement quand on prend des risques, quand on est audacieux, que les choses prennent sens.
La valeur arrive quand vous êtes vivant, la valeur vient de la vitalité.

‘Vertu’ veux dire qu’on a du courage. Le courage est la seule vertu. Si vous ne vivez pas une
vie de danger, alors il vaut mieux se suicider ! Pourquoi encombrer la terre ? Et puis pourquoi
vous sentir misérable ? À quoi rime tout cela ? Votre misère ne vous conduit nulle part, elle
n’est qu’une routine dans laquelle vous tournez en rond.

Regardez les gens. Leurs yeux ont perdu l’éclat de la vie, leurs visages ressemblent plus à des
masques qu’à des visages réels. Ils ne vivent pas, ils ne font que prétendre qu’ils vivent. Ils
jouent un rôle, ils ne vivent pas. Et bien sûr ils finissent par trouver que cela n’a aucun sens –
aucune floraison, aucun parfum, pas de danse, pas de chants ! Alors ils vont interroger le
prêtre, et le prêtre dit : « Oui, il y aura des chansons, mais seulement quand vous serez mort !
Après la mort. » Alors ils vont voir le politicien. Il dit : « Oui, la vie peut avoir du sens, mais
on doit changer la structure sociale, la structure économique, tout doit être changé. On doit
installer le communisme, le socialisme… »
Quand les gens perdent le sens de leur vie, ils se mettent naturellement à se demander où
trouver du sens. Et les deux personnes qu’ils vont voir sont le prêtre et le politicien – et ce
sont ces personnes qui vous ont mis dans cet état où tout sens a disparu !
C’est une grande conspiration !
Ils détruisent d’abord la possibilité même qu’il y ait un sens, et puis comme vous êtes déjà
entre leurs mains – vous êtes obligé d’aller leur demander… et ils vous disent ce que vous
devez faire.

Regardez un enfant. Il a du sens. Avez-vous jamais regardé un enfant – un enfant qui joue
avec des coquillages sur la plage, ou qui court après les papillons ? Regardez, mais
n’intervenez pas, n’interrompez pas sa spontanéité en lui faisant sentir que vous le regardez.
Au moment où il prend conscience de lui-même, de sa personne, il n’est plus un enfant.
Regardez, caché quelque part ; quand il est absorbé, l’enfant est complètement perdu dans ce
qu’il vit. Et voyez sa beauté ! La grâce de son visage, la joie, la jubilation, le contentement, la
vitalité – comme s’il avait des ailes, il est tellement absorbé… Dans ces moments-là il est tout
prêt de Dieu, il est dans le Tao, il est sur la Voie – il se réjouit de l’instant. Il est parfaitement
heureux, si heureux qu’il n’est même pas conscient du bonheur – ce ne sont que les gens
misérables qui sont conscients du bonheur. Il est tellement heureux – ne se souciant de rien. Il
est tellement ‘dedans’, il n’est pas ailleurs.

Et puis faites une chose : prenez un appareil photo et essayez de prendre une photo de
l’enfant. Au moment où l’enfant prend conscience qu’on est en train de le photographier, tout
le contentement disparaît. Son visage n’est plus authentique, le masque s’est installé. Les
yeux ne sont plus les mêmes – leur éclat a disparu, ils sont devenus ternes. Il a perdu son
dynamisme, il s’est figé, il est devenu rigide. Maintenant il est conscient de sa personne, l’ego
est entré.
Avec l’appareil photo, l’ego est arrivé.
Maintenant l’enfant a perdu sa beauté.
C’est pourquoi il est si difficile d’avoir une belle photo. La personne peut être belle, mais
quand vous l’emmenez chez le photographe, quelque chose va soudain de travers. La photo ne
sera jamais aussi bonne. Avez-vous jamais été satisfait des photos qui ont été prises de vous ?
Quand vous regardez la photo, il manque quelque chose. Qu’est-ce qu’il manque ? Vous êtes
devenu conscient de vous-même, vous êtes maintenant sur vos gardes, vous essayez de
paraître. Vous voudriez apparaître sous votre meilleur jour, heureux, souriant… une grande
personnalité, magnétique, charismatique… et tout tombe à l’eau ! Vous êtes juste une
personne moche, morte ! Vous êtes conscient de l’appareil photo, et vous êtes conscient des
gens qui vont regarder votre photo. Vous êtes tellement conscient de votre personne, comment
pourriez-vous être beau, belle ?
Une personne qui est continuellement en train de se demander s’il y a un risque ou non
devient si consciente de sa personne qu’elle ne vit jamais. Elle devient rigide, terne, et
stupide – médiocre. Oubliez tout des risques. La vie est un risque ! Le jour où vous êtes né,
une chose est devenue certaine : c’est que vous alliez mourir. Maintenant quel plus grand
risque pourrait-il y avoir ?


Ma grand-mère maternelle était une très vieille femme, et elle avait toujours peur de ce qui
pouvait m’arriver. Je voyageais continuellement en train – pendant quinze jours par mois,
j’étais dans le train. Et elle avait toujours peur et me disait : « Il y a tellement d’accidents ! »
Et elle regardait tous les jours dans le journal pour voir s’il y avait eu un accident de train
quelque part, si un avion était tombé ou quelque chose. Et elle conservait toutes ces coupures
de presse, et quand je venais la voir, elle me les montrait. « Regarde, tous ces accidents, des
avions, des trains en feu, et tous ces gens tués. Où cours-tu comme cela ? Quinze jours dans
les trains, les avions, les voitures ! Arrête ! »
Aussi un jour je lui ai dit : « Écoute : si tu es tellement intéressée par les statistiques, sais-tu
que quatre-vingt-dix-sept pour cent des gens meurent dans leur lit ? Est-ce que je dois rester à
côté de mon lit toute la nuit ? C’est risqué… il n’y a rien de plus risqué que d’être dans un lit !
Quatre-vingt-dix-sept pour cent des gens doivent mourir dans leur lit ! On est plus en sécurité
dans un avion – c’est finalement rare que quelqu’un meure dans un avion, ou dans un train. »
Elle fut très embarrassée. Elle dit : « C’est vrai, on ne peut pas rester à côté de son lit – c’est
impossible. Oui, tout cela est vrai. » À partir de ce moment, elle cessa de parler d’accidents –
elle comprit.
Le jour où vous êtes né vous avez pris le plus grand risque que vous puissiez prendre :
maintenant la mort est sûre d’arriver, c’est obligé.
Le jour où vous êtes né, vous avez déjà fait un premier pas vers la mort. Maintenant quel plus
grand risque pourriez-vous prendre ? Même si vous évitez les risques, vous mourrez quand
même, alors pourquoi ne pas prendre le risque de vivre une vie réellement authentique ?
Un riche dit un jour à un de ses amis : « Pourquoi tout le monde critique mon avarice alors
que chacun sait que j’accumule tout cela pour en faire don à une oeuvre charitable quand je
mourrai ? »
« Oui, dit l’ami, laisse-moi te raconter l’histoire du cochon et de la vache. Un jour, le cochon
se plaignait à la vache de son impopularité. ‘Les gens parlent toujours de ta douceur, de tes
yeux doux, dit le cochon. Bien sûr tu donnes du lait et de la crème, mais je donne encore plus.
Je donne du lard et du jambon, je donne des soies, et ils mettent même mes pieds en
conserve ! Pourtant personne ne m’aime. Pourquoi cela ?’ La vache réfléchit une minute et
dit : « Oui… C’est peut-être parce que je donne... alors que je suis encore vivante ! »
La mort prendra tout. Alors pourquoi se faire du souci ? Au lieu de conserver les choses en
attendant la mort, partagez-les – prenez le risque. L’homme misérable est un homme stupide.
Tout vous sera retiré. Ne soyez pas aussi prudent.
Ne soyez pas prudent, ayez l’esprit d’aventure. Oui, vous ferez parfois des erreurs, mais il n’y
a aucun mal à cela. Parfois vous vous égarerez, mais c’est naturel. Ceux qui peuvent s’égarer
peuvent revenir ; mais ceux qui ne vont jamais nulle part… ils sont morts !
Ne commettez pas la même erreur sans fin, c’est vrai – inventez de nouvelles erreurs tous les
jours ! Soyez créatif. Risquez de façons différentes. Et c’est exactement cela être sannyas :
risquer, vivre dangereusement, vivre sans être en sécurité. Être sannyas c’est vivre dans un
grand amour avec la vie.
Et ne tardez pas, parce que remettre à plus tard c’est encore être précautionneux. Faites-le
maintenant. Si vous l’avez compris, laissez les choses arriver.


Un frère pieux s’assit au premier rang durant le sermon du dimanche matin. Peu de temps
après il commença à enlever une de ses chaussures. Cette façon de faire inhabituelle en plein
milieu de l’office attira l’attention des gens et les fit rire. Ils perdirent tout intérêt pour le
sermon. Mais le frère se mit alors à enlever sa chaussette. Ceci causa tellement de distraction
que le prêcheur arrêta son sermon et demanda au frère s’il y avait un problème particulier.
‘Non, dit le perturbateur, j’ai juste pris conscience que ma chaussette était à l’envers.’
‘C’est très bien, mon frère, grinça le ministre, ne pouviez-vous pas attendre la fin de l’office
pour la retourner ?’
‘Non, monsieur’, fut la réponse, ‘quand je m’aperçois que j’ai fait une erreur, j’entreprends
immédiatement de la réparer !’
Ce devrait être la façon de faire : quand vous sentez que quelque chose est faux, rectifiez-le
immédiatement – ne remettez pas à plus tard. Si vous n’avez jamais pris aucun risque, prenez
en maintenant, cela vous rendra intérieurement plus riche.

OSHO – TAO : The pathless path vol.1 # 2 Quest 2 - © Osho International Foundation


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Re: Textes d'Osho

Message  Hatchepsout42 le Mer Déc 01 2010, 13:40

Traduction d'un discours d'Osho sur la confiance


La Confiance a sa propre magie








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Re: Textes d'Osho

Message  Hatchepsout42 le Mer Déc 01 2010, 14:15


Dans le futur, certaines choses vont disparaître.


Vous avez dit hier que le ZEN était le magnifique résultat du mélange du TAO et du Bouddhisme, et que le Soufisme était la fleur qui était apparue par la rencontre de l’Hindouisme et de l’Islam. Est-ce que votre enseignement est la super fleur, le croisement du Zen et du Soufisme ?

Ce n’est pas une fleur, c’est juste le mélange de deux parfums. Le Zen est une super fleur, et le Soufisme aussi. On ne peut rien leur ajouter ; ils sont parfaits. En ce qui concerne les fleurs, ils ont atteint la perfection, on ne peut rien leur ajouter, ils ont fleuri. Ce que j’essaie de faire est de fusionner leurs parfums.
Une rose a fleuri, et un lotus a fleuri aussi. Ils répandent tous les deux leur fragrance, qui est un phénomène très subtil. La fleur est de la matière, la fragrance est subtile. La fleur est visible, son parfum est invisible. Une fleur est matérielle, son parfum est spirituel.
Ce que je fais ici c’est d’essayer de mettre ensemble toutes les fleurs du Tantra, du Yoga, du Tao, du Soufisme, du Zen, de l’Hassidisme, des Juifs, des Musulmans, des Hindous, des Bouddhistes, des Jaïns. J’essaie de réunir tous les parfums qui ont été répandus au cours des siècles. C’est une grande expérience qui n’a jamais été tentée avant.
Bouddha n’est concerné que par le chemin qui lui a permis d’atteindre l’éveil. La même chose est vrai pour Mahâvîra, ou pour Jésus.
Mais cette expérience n’a jamais encore été tentée sur la terre.

Vous êtes bénis, vous avez de la chance. Peut-être n’en avez-vous pas encore conscience – personne ne réalise les choses au moment où elles se passent ! Y avez-vous jamais réfléchi ? Est-ce que les disciples de Jésus étaient conscients de ce qui se passait au moment où cela avait lieu ? Se doutaient-ils que quelque chose d’une grande importance se produisait, quelque chose qui allait décider du destin de l’humanité pour les siècles à venir ? Non, ils n’en étaient pas conscients. Est-ce que les disciples de Bouddha étaient conscients que quelque chose d’une grande importance se produisait ? Vous non plus, vous n’en êtes pas conscients. Quelque chose d’une grande importance est en train de se passer, quelque chose qui n’est encore jamais arrivé, et qui va être déterminant, car les vieilles religions ne peuvent pas survivre dans le futur ; leurs jours sont comptés.

Dans le futur, certaines choses vont disparaître. Les nations devront disparaître parce que la terre est devenue un petit village, et leur existence n’a plus aucun sens. Inde et Pakistan et Chine et Canada et Angleterre et Allemagne… ça n’a plus aucun sens !
La terre est devenue une.
Le jour où l’homme a réussi à dépasser la gravitation (les avions), la terre est devenue indivisible. Le premier homme qui a été dans l’espace s’est mis à pleurer quand il a vu la terre dans sa globalité. Personne n’avait jamais vu la terre comme cela. En regardant la terre, il ne put pas comprendre qu’il puisse y avoir la moindre division… Amérique, Russie, Chine… et ceci et cela ! Il ne pouvait plus se voir ni en Américain, ni en Russe.
Il ne pouvait plus se considérer que comme un habitant de la terre. Et il ne put voir aucune division sur la terre, parce que les divisions n’existent seulement que sur les cartes ; la terre reste indivise. Le jour où l’homme a franchi la barrière de la gravitation, qu’il est devenu libre de la gravitation, la terre est devenue une. Maintenant ce n’est plus qu’une question de temps… les nations vont devoir disparaître, et avec les nations vont disparaître le monde des politiciens, et le monde de la politique. Un grand cauchemar va disparaître de la terre.

Et la seconde chose qui va disparaître avec les nations c’est l’Hindouisme, l’Islam, le Catholicisme, le Judaïsme… Tout comme la politique a divisé la carte de la terre, les religions ont divisé la conscience de l’homme. Et la division des religions est certainement pire encore que la division politique, parce que la politique ne peut que diviser la terre, les religions ont divisé la conscience de l’homme.
On n’a pas permis à l’homme d’accéder à son être. On doit être uniquement Musulman – quelque chose de très limité. On doit être uniquement Hindou, quelque chose de très limité. Pourquoi ? Quand vous pouvez avoir tout l’héritage ? Quand tout le passé vous appartient, et tout le futur aussi, pourquoi devriez-vous diviser ? Pourquoi dois-je me dire Hindou, ou Musulman, ou Catholique ? On doit revendiquer l’ensemble. En revendiquant l’ensemble vous devenez le tout : vous perdez toutes ces divisions étroites, ces distinctions, vous devenez total, vous devenez sacré. Cela va arriver, c’est obligé d’arriver. Cela DOIT arriver. Autrement l’homme ne sera pas capable de grandir davantage.

C’est tout à fait crucial que l’homme laisse tomber toutes les barrières mises entre les nations, les religions, les églises. C’est ce que je fais ici : réunir toutes les fragrances émises au fil des siècles par différentes floraisons de la conscience humaine. Lao Tsu est une fleur, Bouddha aussi, Jésus aussi, Mahomet aussi, mais nous devons maintenant réunir tous ces parfums en un seul – un parfum universel.
Alors, pour la première fois, l’homme sera capable d’être religieux sans être divisé. L’église vous appartient, la mosquée aussi, et le temple également. La Gîta vous appartient, le Coran aussi, les Védas et la Bible aussi – tout vous appartient. Vous devenez vaste.

Non, je n’essaie pas de créer une nouvelle fleur – les fleurs sont déjà apparues. J’essaie de créer un nouveau parfum à partir de ces fleurs. C’est plus subtil, plus invisible ; seuls ceux qui ont des yeux seront capables de le voir.

OSHO – TAO : The pathless path, vol 1 – Chap 10 quest 5 - 27 février 1977


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Re: Textes d'Osho

Message  Hatchepsout42 le Mer Déc 01 2010, 14:19


Comment faire face aux conflits dans nos relations ?



Si vous comprenez, les conflits disparaissent naturellement,
commencent à disparaître. Parfois vous vous surprendrez de nouveau
dans de vieux comportements et ensuite vous en rirez.
Si vous pouvez rire au milieu d’une querelle, la querelle n’est plus là ... elle est déjà éteinte.
La querelle a besoin d’un mental très inconscient. Si vous êtes un tant soit peu conscient, vous ne pouvez pas
vous quereller, parce que tout cela semble être absurde, destructif, n’aide personne en aucune façon. Et en
vous querellant, non seulement vous détruisez l’autre, vous vous détruisez également et vous continuez ainsi à
détruire toutes possibilités d’une relation heureuse, harmonieuse. Il est très facile d’être fâché et de se
quereller, mais il est très difficile de jeter ce poison hors du système, parce que ce poison crée du poison et ce
poison subsiste. Chaque querelle à un reliquat et ce reliquat créera une situation dans laquelle vous
commencerez à vous quereller de nouveau. Ainsi, une querelle génère une querelle, un conflit crée un autre
conflit, ils sont très très reproducteurs, ils ne croient en aucune régulation des naissances.
La conscience, la vigilance, n’a aucun enfant, elle se suffit à elle-même alors que l’inconscience crée beaucoup
d’enfants. Aussi souvenez-vous simplement de plus en plus ... surprenez-vous en flagrant délit et ensuite ne
vous sentez pas embarrassé, ne vous sentez pas timide, laissez-la tomber immédiatement séance tenante.
Même si vous êtes au milieu d’une phrase, arrêtez-vous sur le champ et riez de bon cœur.
Le rire est une bonne médecine, il n’y a rien qui vaille le rire ... il est très thérapeutique.
Si les gens peuvent rire plus, le monde sera certainement meilleur et si les gens peuvent rire dans des
situations où le rire ne vient pas facilement, le monde peut devenir entièrement différent, un monde très
heureux en fait. Aussi, essayez, cela va très bien, mais rester vigilant.
Une femme dit : Je suis amoureuse d’un autre homme, au Canada, et je suis en conflit parce que je me sens
aussi très amoureuse de mon mari.
Cela veut simplement dire vous voulez toujours qu’un certain type de conflit, de discorde continue. Cela peut
ne pas être de l’amour pour cet autre homme, cela peut être simplement de l’amour pour le conflit.
Nous aimons des conflits parce que nous nous sentons puissants.
Quand tout va bien, l’on sent soudain que rien ne se passe, l’on sent comme si la vie est vide. Si la vie est
vraiment harmonieuse, l’on se sent vide, aucune excitation, aucun plaisir, aucun frisson. Donc les gens disent
qu’ils voudraient une vie très paisible, mais personne ne désire vraiment cela, car personne ne crée aucune
barrière. Ils continuent à chercher une vie paisible et ils continuent à créer des perturbations. Aussi, prenez-y
garde, faites attention. Si vous aimez votre mari, il n’y aucun besoin d’un autre homme. En fait cette division
montre quelque chose de divisé en vous. Lorsque quelqu’un aime deux personnes, cela montre simplement
qu’il y a une division quelque part à l’intérieur ; vous n’êtes pas un, d’où l’insistance, si vous pouvez en aimer
un, cela va vous aider parce que cela vous rendra un, entier.
Si vous ne pouvez pas aimer votre mari totalement, lâchez-le. Je le sortirai de votre vie ; mais alors soyez
ensuite totalement avec l’autre homme. Il n’y a là rien de faux, mais soyez avec l’un pour que vous puissiez
etre un, vous comprenez ? Pensez à cela – une femme qui aime de nombreuses personnes devient
fragmentaire, c’est la misère d’une prostituée.
Je rencontre beaucoup de prostituées et mon sentiment est que ce n’est pas vraiment que la société les a
forcés, il y a quelques cas ou la société les a forcés, mais à la base, cela vient essentiellement de leur propre
psychisme. Elles ont tellement de personnes à l’intérieur d’elles, pas une femme, mais de nombreuses femmes,
une foule et cette foule ne peut pas être satisfaite par un homme et si vous ne pouvez pas être satisfait avec un
homme ou une femme, vous ne pouvez pas être satisfait avec mille. Parce que s’il est difficile d’être en
harmonie avec un, deux sera plus difficile et trois sera encore plus difficile. Plus grand le nombre, plus grande
sera la difficulté à créer l’harmonie.
Ainsi si vous êtes vraiment intéressé par la paix, l’harmonie, l’amour, alors tenez-vous en à un homme ...
même si c’est difficile au début.
C’est difficile à cause de l’habitude, cela donne toujours un très très bon sentiment d’avoir deux amants, parce
qu’alors vous pouvez créer un conflit entre eux ; un triangle est créé. La femme est extrêmement heureuse, elle
peut vivre dans une misère parce que ces deux personnes sont dans un conflit constant, mais elle ses sent bien
d’être désirée par deux hommes.
Cela ne va pas aider, cela vous donnera une excitation fiévreuse, mais cette fièvre sera destructive pour votre
être, je ne suggérerai pas. Aussi, choisissez. La décision est bonne parce qu’elle vous rend décisive. Ne
prolongez pas parce que cela est aussi une décision... celle de rester indécis. Choisissez.
Si vous pensez que vous désirez plus l’autre homme, pensez-y, soupesez ce fait, mais si vous voulez être avec
votre mari, laisser alors tomber l’autre homme. C’est comme si vous faisiez l’amour avec votre mari et que
l’autre homme soit toujours entre vous. Ce sera là, vous et votre mari ne sentirez pas de vie privée. Il vous
tiendra votre main et il y aura une troisième main entre vous et l’intimité ne fleurira pas. Une décision doit être
prise.
La vie est une décision continue, d’instant en instant.
Vous ne pouvez pas aller dans toutes les directions à la fois. Si vous voulez venir en Inde, vous devez quitter le
Canada, si vous voulez vivre au Canada, vous devez quitter l’Inde. Vous ne pouvez pas vivre partout à la fois.
L’on ne peut pas se rendre mince et long pour couvrir la terre entière, l’on perdrait totalement son être, l’on
doit rester centré.
Aussi, non seulement avec l’amour mais avec tout, soyez décisive. Je sais, je comprends que c’est difficile.
Parfois c’est juste cinquante/cinquante, c’est difficile de comment se décider, mais ensuite aussi, l’on doit se
décider. Jetez en l’air une pièce de monnaie ou consultez le I Ching, mais décidez-vous néanmoins. De rester
dans une indécision plus longtemps est très très dangereux, cela vous donne la qualité d’être indécis et si l’on
apprend ce truc, alors l’on gâche sa vie entière, alors dans de petites choses aussi l’on commence à devenir
indécis. L’on s’attarde, s’attarde... hésite et si trop d’indétermination et d’hésitation sont là, ce sera difficile,
très très difficile de faire le saut final en Dieu, dans le divin.
L’amour est un apprentissage ... la première leçon en religion.
Il vous aide à décider et si vous pouvez décider, par le fait même de cette décision,
quelque chose se cristallise en vous.
Vous le constaterez. Autrement vous deviendrez divisée, vous deviendrez une schizophrène, une part de vous
ira de ce côté, une autre part de vous ira de cet autre côté. Une maison divisée est toujours en danger, elle
peut s’effondrer à n’importe quel moment.
Donc vous décidez, je ne dis pas de décider pour votre mari – je ne dis pas cela – mais décidez. Si vous voulez
vraiment être heureuse, soyez décisive, cela demande du courage de décider, presque le courage d’un joueur,

Mais c’est comme cela qu’est la vie, non ? Rien n’est bon marché dans la vie, en tout cas pas en amour.
L’amour est exigeant, et c’est sa beauté d’être exigeant. Cette même demande vous donne une tonalité, un
souffle, une intégrité, une individualité.
Et les choses vont si bien entre vous deux, aidez-les juste un pue ... elles peuvent aller encore mieux, il n’y a
aucune fin à cela.


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Re: Textes d'Osho

Message  Hatchepsout42 le Mer Déc 01 2010, 14:26


Je suis fatigué de ma femme. Auriez-vous des suggestions ?




Je suis fatigué de ma femme. Auriez-vous des suggestions ? Que devrais-je faire ?

Qui n’est pas fatigué ? Et pensez-vous que votre femme ne soit pas fatiguée de vous ? Les
femmes sont fatiguées des maris, et les maris sont fatigués des femmes. Mais même si vous
changez de femme, rien ne changera. Vous vous fatiguerez d’une autre femme, c’est tout ! Si
vous changez de mari, rien ne changera ; vous vous fatiguerez d’un autre mari. Oui, pendant
quelques jours, il y aura de l’excitation, la sensation de quelque chose de neuf. Mais le neuf
devient finalement vieux, et au moment où le neuf devient vieux, vous êtes fatigué !

Cette sorte d’état de fatigue a trois niveaux : premier niveau, vous êtes fatigué de votre
femme, mais vous n’êtes pas fatigué de la femme en général. Deuxième niveau : vous êtes
devenu tellement fatigué avec tellement de femmes que vous devenez fatigué de la femme en
général... mais vous n’êtes pas encore fatigué du mental qui réclame du neuf ! Troisième
niveau : vous êtes tellement fatigué de changer si souvent pour du neuf - qui devient à
nouveau du vieux - que vous vous fatiguez du mental lui-même ! Et quand vous vous fatiguez
du mental, c’est vraiment le moment d’une grande découverte.
Autrement vous pouvez changer très facilement. Pourquoi se fatigue-t-on de sa femme ? On
se fatigue de quelqu’un. Même le changement de misères aide un peu ! Vous serez dans une
autre misère, mais au moins ce sera nouveau, et pendant quelques jours il y aura de l’espoir !
Pendant quelques jours vous penserez : « Maintenant les choses sont à nouveau reparties sur
de bonnes bases. » Mais la lune de miel va même être plus courte que la première, parce que
maintenant vous êtes devenu plus expérimenté. Si la première lune de miel a duré trois
semaines, la seconde n’en aura plus que deux, et la troisième une seule, et ainsi de suite.
Essayez de voir le mental. Il rêve toujours de nouveauté. Et il ne peut pas être satisfait,
parce que toute nouveauté vieillit inévitablement. Où que vous soyez, vous serez toujours
insatisfait. Pourquoi ne pas être fatigué du mental lui-même ?
Cela se produit de nombreuses manières, mais on n’y prête pas attention. Jusqu’à maintenant,
dans l’histoire de l’homme, les gens étaient forcés de vivre avec une femme, avec un homme.
Elles en avaient marre de leurs maris et ils en avaient marre de leurs femmes, mais ils/elle
n’en avaient pas marre des hommes en général ou des femmes en général. Bouddha était
fatigué des femmes parce qu’il avait de nombreuses femmes à sa disposition – et les plus
belles. Il ne pouvait rien espérer de plus. Il se fatigua de toutes les femmes, il se fatigua des
femmes elles-mêmes.

C’est ce qui se passe en Amérique aujourd’hui. Les gens changent à tour de bras – c’est une
mode. De même que vous changez de modèle de voiture tous les ans ou tous les six mois,
vous changez de femme ou de mari. Mais alors que se passe-t-il, le savez-vous ?
Les gens se fatiguent de la femme en tant que telle, ou de l’homme en général. Et alors une
chose très étrange se produit : les gens deviennent gay – homosexuels, lesbiennes.

Où cela va-t-il mener ? Quand l’homme se fatigue de la femme, il y a deux possibilités. S’il
va dans la bonne direction, il se fatiguera du mental, et il va se mettre à la méditation, à la
prière, à la religion. S’il va dans la mauvaise direction, il sera fatigué des femmes et il sera
intéressé par les hommes – il va devenir homosexuel. L’homosexualité est en augmentation
en Occident. Et puis, un jour, vous serez fatigué de l’homosexualité aussi. Alors allez vers les
animaux ! – ce que des gens ont fait. Et puis... ? Et puis il ne reste plus qu’une chose : créer
des machines, et faire l’amour à des machines. Cela aussi des gens le font, et des gens l’ont
fait dans le passé. Il y a des femmes en plastique disponibles en Amérique. Vous pouvez faire
l’amour à une femme en plastique. Et quand vous faites l’amour, elle se comporte presque
comme si elle était réelle. Ses mamelons se mettent en érection – une chose en plastique, mais
commandée par un mécanisme. Il est sans doute nécessaire de mettre la prise !
C’est aller dans la mauvaise direction, d’une erreur à une autre. Cela ne conduira nulle part. Et
pour finir ce sera le suicide. Un jour, vous êtes tellement fatigué de tout, que vous vous
suicidez. Cela aussi est en train d’arriver. Il y a beaucoup plus de gens qui se suicident
aujourd’hui que par le passé. Et vous serez surpris : plus en Occident qu’en Orient. Cela ne
devrait pas être ainsi – l’Orient est si pauvre, dans une telle souffrance – si les gens se
suicidaient ici, ça semblerait logique. Mais ce n’est pas ici que les gens se suicident ; les gens
se suicident en Occident où l’abondance est arrivée, et où tout est disponible.
Mais PARCE QUE tout est disponible, les gens sont dégoûtés de tout ! Quand les choses ne
sont pas disponibles, vous pouvez espérer. Quand les choses sont disponibles, l’espoir
disparaît. Il n’y a plus d’espoir. Vous avez la meilleure voiture, le plus beau yacht, la plus
belle femme, le plus bel homme, la plus belle maison – une autre maison à la montagne, une
autre encore à la mer. Maintenant que faire ? Où aller ? Vous êtes soudain fatigué de toute
l’histoire, de tout le business de la vie. Suicidez-vous ! La vie semble n’avoir aucun sens.
C’est aller dans une mauvaise direction. Et la situation est telle que vous pouvez aller dans la
bonne direction aussi. Si vous choisissez la bonne voie, vous devenez un sannyasin ; si vous
choisissez la mauvaise, vous devenez un suicidé. ‘Sannyas’ et ‘suicide’ émanent tous les deux
de la même situation.
Sannyas veut dire voir l’intérieur de son mental, voir qu’il se fatigue de tout, alors pourquoi
ne pas être fatigué de lui et le laisser tomber ?

Pourquoi ne pas laisser tomber la SOURCE elle-même ? Pourquoi continuer à porter la
source ? Laissez tomber la source elle-même. Coupez la racine. C’est tout ce qu’est la
méditation.
Mais je ne sais pas si vous voulez réellement couper la racine, ou si vous voulez changer de
femme. Si vous voulez changer de femme, j’ai une suggestion.
J’ai entendu parler d’un entreprise « Homebreakers Limited » (Briseurs de couples SARL).
J’ai vu leur publicité que je vais vous lire :

« Cher ami,
Cette chaîne fut créée dans l’espoir d’apporter le bonheur à tous les hommes d’affaires
fatigués. À la différence des autres chaînes, aucun paiement n’est exigé. Envoyez simplement
une copie de ce texte à cinq amis mâles, et puis emballez votre femme et envoyez-la à celui
dont le nom figure en tête de la liste. Quand votre nom arrivera en tête de la liste, vous
recevrez 15.186 femmes dont certaines devraient être de belles filles. Ayez confiance. Ne
rompez pas la chaîne. Un homme a rompu la chaîne et a reçu sa propre femme en retour. »
Si vous êtes réellement intéressé d’apporter à votre vie une nouvelle dimension, de joie, de
‘non ennui’, alors changer de femme ne servira à rien – vous aurez une nouvelle femme, il en
existe de toutes les formes et de toutes les tailles – mais la réalité est la même !

De loin elles paraissent différentes, et c’est la même chose pour les hommes, rappelez-vous. De loin
ils/elles semblent différents. Plus vous vous approchez, moins il y a de différence. Plus vous
êtes proche, plus la différence a disparu. Le jour où la femme est à vous, vous dites soudain :
« Après tout, c’est une femme ! », ou « Après tout, c’est un homme ! »
C’est ce que vous n’avez cessé de faire depuis des millions de vies. C’est ce qu’on appelle en
Inde la roue de la vie et de la mort – la roue du désir. Et vous le savez ! Vous l’avez connue
de nombreuses façons. Vous rêviez d’une voiture, et maintenant la voiture est sous le porche,
et le jour où elle est arrivée sous le porche, toute joie a soudain disparu. Que faire
maintenant ? Oui, elle est là. Un jour, deux jours, trois jours, vous vous réjouissez de
l’excitation, et puis elle devient vieille. Alors... trouvez une autre voiture !
Mais vous ne trouvez jamais le mental qui ne cesse de vous créer ces problèmes – la source de
toute l’angoisse ! Le mental n’est jamais satisfait avec ce qui est là. C’est la source du
mécontentement. Le mental rêve toujours de ce qui n’est pas là. Regardez l’absurdité de la
chose. Le mental réclame toujours CE QUI N’EST PAS, et il est toujours insatisfait de CE
QUI EST. Maintenant comment pouvez-vous être heureux avec ce mental ? Où que vous
soyez, vous serez malheureux. Le malheur suit le mental comme son ombre.
Alors plutôt que de continuer à changer de choses, observez profondément le phénomène dans
sa totalité. Et si vous voulez réellement changer, laissez tomber ce mental ! Avec l’abandon
du mental, chaque moment est une telle joie, un tel contentement !
Oui, ce sera très difficile pour vous de le croire, mais laissez-moi le dire - que ce soit
enregistré - : lorsque vous laissez tomber le mental, vous êtes simplement surpris... vous êtes
à nouveau en amour... même avec votre propre femme ! Une fois que le mental est
abandonné, on devient ‘amour’. Ce n’est pas une question de femme, de mari, de ceci ou de
cela. On est simplement amour, on flotte dans l’amour.
Elle ne sera certainement plus votre femme ; vous ne serez plus son mari - ce sont des choses
détestables. Dans un monde meilleur, elles ne devraient plus exister. Avec une meilleure
conscience, ces choses devraient disparaître. Réduire une femme à l’état de femme mariée,
d’épouse, est détestable. C’est immoral ! Réduire un homme à l’état de mari est laid et
immoral. C’est un emprisonnement, une limitation. C’est réduire la personne à quelque chose
de très limité.
Une femme est un mystère, un homme aussi.

Ne l’appelez pas VOTRE femme, elle n’est pas à vous. Et elle n’est pas une épouse. Épouse
est une fonction, ce n’est pas sa totalité ; elle est beaucoup plus que cela. Elle n’est pas
complète en étant une épouse, une ‘femme d’intérieur’. Elle est peut-être peintre, chanteuse,
danseuse. Elle peut être mille et une choses ! Pourquoi l’appeler juste une épouse, une femme
mariée ? Ce n’est qu’une fonction.

Vous n’êtes pas non plus seulement un mari. Vous êtes beaucoup plus de choses. ‘Mari’ est
juste une fonction, et un mot très laid. Vous appelez les fermiers, leur exploitation,
‘husbandry’. Pourquoi ? ‘Husband’ (mari) vient de ‘husbandry ‘. Dans les temps anciens, les
gens pensaient que l’homme était le fermier, et la femme le champ. Des mots très laids pour
désigner des personnes. Ainsi l’homme cultive dans le champ qu’est la femme !
Vous n’êtes pas le fermier, elle n’est pas le champ ; autrement, le fermier devient le
propriétaire, et le champ devient la propriété. Et puis vous pouvez vendre votre propriété.
C’est ce que les gens ont toujours fait – la femme a été vue comme une propriété. La femme
n’est pas une propriété, et si vous réduisez une femme à être une propriété, elle prendra sa
revanche. Et elles l’ont prise, et parfaitement ! Si vous réduisez une femme à n’être qu’une
propriété, elle vous réduira à n’être qu’un serviteur, mené par le bout du nez, pas un mari !
C’est ce qu’elle a fait. Vos soi-disant hommes braves, ne sont braves qu’à l’extérieur ; quand
ils rentrent à la maison, ils sont juste comme de petites souris !

Quelqu’un disait à Mulla Nasruddin : « Pourquoi avez-vous si peur de votre femme ? » Parce
qu’il quittait la soirée de bonne heure. Ce n’était pas de bonne heure, il était minuit, mais les
autres restaient pour danser, boire et continuer la soirée, et lui voulait partir. Quelqu’un lui
dit : « Pourquoi voulez-vous quitter la soirée si tôt ? Vous avez si peur de votre femme ? Êtes-
vous un homme ou une souris ? »

Et Mulla répondit : « Je suis un homme – ma femme a peur des souris ! »
C’est comme cela que les choses se sont passées. Elles ont pris une subtile revanche.
Naturellement leurs façons de faire sont féminines ; elles n’ont pas pris leur revanche
directement. Les femmes fonctionnent d’une façon très subtile – indirectement. Elles vous
appellent ‘maître’ – SWAMI – elles touchent vos pieds, et vous savez parfaitement bien, et
tout le monde le sait... qui est le maître et qui touche les pieds à qui !
C’est une sale histoire. Si vous en êtes fatigué, c’est naturel. Sortez-en ! Mais je ne dis pas de
quitter votre femme. Laissez tomber l’idée qu’elle est votre femme, et laissez tomber l’idée
que vous êtes son mari. Soyez amis – c’est plus qu’assez ! Et soyez méditant : laissez tomber
le mental. Et vous verrez soudain que la vie a recommencé à couler...


OSHO – ZEN : The Path of Paradox, vol. 3, # 2, quest. 5 – 2 juillet 1977 - © Osho
International Foundation.
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Re: Textes d'Osho

Message  Hatchepsout42 le Mar Juil 05 2011, 00:04

Prenez le risque d’être vrai.



Aucune relation ne peut vraiment grandir si vous vous retenez. Quand vous restez malin,
quand vous restez sur la défensive et que vous vous protégez, seules les personnalités se
rencontrent, et les centres essentiels restent isolés. Alors, seul votre masque a des relations,
pas vous. Quand une telle chose se passe, il y a quatre personnes dans la relation, il n’y en a
pas deux. Deux personnes fausses continuent à se rencontrer, et les deux personnes réelles
restent à des univers de distance.

Le risque est présent – si vous devenez authentique, personne ne sait si cette relation sera
capable de comprendre la vérité, l’authenticité : si cette relation sera assez forte pour tenir
le coup dans la tempête. Il y a un risque, et à cause de lui les gens restent extrêmement sur
leurs gardes. Ils disent les choses qu’il faut dire, ils font les choses qu’il faut faire ; l’amour
devient plus ou moins un devoir. Mais la réalité reste affamée, l’essence n’est pas nourrie.
L’essence devient donc de plus en plus triste. Les mensonges de la personnalité sont un
fardeau très lourd pour l’essence, pour l’âme. Le risque est réel et il n’y a pas de garantie,
mais je vous dis qu’il vaut la peine de prendre le risque.

La relation peut casser – tout au plus. Mais il est mieux d’être séparés et réels qu’irréels et
ensemble, parce qu’alors cela ne sera jamais satisfaisant. Une bénédiction n’en sortira
jamais. Vous resterez affamé et assoiffé, vous continuerez à vous traîner, juste à attendre
qu’un miracle arrive.

Pour que le miracle arrive, vous devrez faire quelque chose, c’est commencer à être vrai.
Quant au risque que la relation ne soit peut-être pas assez forte pour le supporter – la vérité
peut être trop forte, insupportable – dans ce cas, la relation n’en vaut pas la peine. Il faut
donc passer ce teste.

Risquez tout pour la vérité ; autrement vous resterez mécontent. Vous ferez beaucoup de
choses, mais en réalité, rien ne vous arrivera vraiment. Vous vous remuerez beaucoup, mais
vous n’arriverez jamais nulle part. Le tout aura un effet presque absurde. C’est comme si
vous aviez faim et que vous ne faisiez qu’imaginer de la nourriture – belle, délicieuse. Mais
l’imagination est de l’imagination ; elle n’est pas réelle. Vous ne pouvez pas manger une
nourriture irréelle. Pendant un moment, vous pouvez vous leurrer, vous pouvez vivre dans
un monde de rêve, mais un rêve ne vous donnera jamais rien. Il vous prendra beaucoup et il
ne vous donnera rien en retour.

Le temps que vous passez à utiliser une fausse personnalité est simplement gaspillé ; il ne
vous reviendra jamais. Ces mêmes moment auraient pu être réels, authentiques. Même un
seul instant d’authenticité est préférable à toute une vie d’inauthenticité. N’ayez donc pas
peur. Le mental vous dira continuellement de vous protéger et de protéger l’autre, de rester
à l’abri. C’est ainsi que vient des millions de gens.

A la fin de sa vie, Freud écrivit une lettre à un ami disant qu’en dépit d’une vie d’observation
intenses – et il a réellement observé ; personne ne l’a fait de façon si pénétrante, si
Aucune relation ne peut vraiment grandir si vous vous retenez.


persistante, si scientifique – une conclusion semble absolument certaine : les gens ne
peuvent pas vivre sans mensonges. La vérité est dangereuse. Les mensonges sont très gentils
mais irréels. Délicieux ! Vous n’arrêtez pas de dire des petits riens gentils à votre amant et il
vous en chuchote à l’oreille. Mais pendant ce temps-là, la vie vous glisse des mains et vous
vous approchez de plus en plus de la mort.

Rappelez-vous une chose : l’amour doit être vécu avant que la mort arrive. Autrement vous
vivrez en vain, toute votre vie aura été futile, un désert. Avant que la mort n’arrive, assurez-
vous que l’amour s’est déployé. Mais ce n’est possible qu’avec la vérité. Soyez donc vrai.
Risquez tout pour la vérité, et ne risquez jamais la vérité pour quoi que ce soit d’autre. Que
ce soit la loi fondamentale : même si je dois me sacrifier, sacrifier ma vie pour la vérité, je le
ferai, je la sacrifierai, mais je ne sacrifierai jamais la vérité pour quoi que ce soit d’autre. Et
un bonheur extraordinaire sera le vôtre, des bénédictions jamais rêvées pleuvront sur vous.
Une fois que vous êtes vrai, tout le reste devient possible. Si vous êtes faux – juste une
façade, une chose peinte, un visage, un masque – rien n’est possible. Parce qu’avec le faux,
seul le faux me produit et avec la vérité, seule la vérité se produit.

Je comprends le problème, le problème de tous les amants ; au fond, ils ont peur. Ils ne
cessent de se demander si cette relation sera assez forte pour supporter la vérité. Mais
comment pouvez-vous le savoir à l’avance ? Il n’y a aucun savoir à priori. On doit y aller pour
le savoir. Assis dans votre maison, comment saurez-vous si vous pourrez résister à la
tempête et au vent du dehors ? Vous n’avez jamais été dans la tempête. Allez voir ! Les
essais et les erreurs sont la seule façon. Allez voir – peut-être échouerez-vous, mais dans cet
échec, vous serez devenu plus fort que vous ne l’êtes en ce moment.

Si une expérience vous fait échouer, puis une autre et encore une autre, petit à petit, le fait
même de traverser la tempête vous rendra de plus en plus fort. Arrive un jour ou l’on
commence simplement à prendre plaisir à la tempête, on commence à danser avec elle.
Alors la tempête n’est plus une ennemie – elle devient une opportunité d’être, une
opportunité sauvage.
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Re: Textes d'Osho

Message  Hatchepsout42 le Mar Juil 05 2011, 00:07

LA VALEUR DE CE QUI NE SERT A RIEN.



LA LUMIERE EXISTE ; l’obscurité existe. Selon la logique, elles sont opposées ; s’il y a de la
lumière, il e peut y avoir de l’obscurité ; s’il y a de l’obscurité, il ne peut y avoir de la lumière.
Mais la vie dit tout le contraire. Selon elle, s’il y a de l’obscurité, c’est à cause de la lumière ;
s’il y a de lumière, c’est à cause de la l’obscurité. On ne voit peut-être pas l’autre opposé
quand il est caché juste au coin.

Le silence existe grâce au son. S’il n’y a aucun son, pouvez-vous être silencieux ? Comment
pouvez-vous être silencieux ? On a besoin de l’opposé comme contexte. Ceux qui suivent la
logique se trompent toujours parce que leur vie devient bancale. Ils pensent à la lumière et
commencent à nier l’obscurité ; ils pensent à la vie, et commencent à se battre contre la
mort.
Une tradition affirme que Dieu est lumière, et une autre affirme que Dieu est obscurité. Les
deux ont tort, parce que les deux sont logiques ; ils nient l’opposé. La vie est tellement
immense, elle contient les opposés en elle. L’opposé n’est pas nié, il est embrassé.
Une fois on demanda à Walt Whitman, un des plus grands poètes qui ait jamais existé,
« Whitman, tu te contredis. Un jour tu affirmes une chose puis un autre jour, tu affirmes
l’opposé. »

Walt Whitman se mit à rire et déclara, « Je suis vaste. Je contiens toutes les contradictions. »
Seuls les petits esprits sont consistants, et plus l’esprit est étroit plus il est consistant. Quand
l’esprit est large, tout y est inclus : la lumière est là, et l’obscurité aussi, Dieu est là, et le
diable aussi dans toute sa gloire.

Comprenez ce processus mystérieux qu’est la vie, qui se meut à travers les opposés, qui est
dialectique : dans lequel l’opposé est utile, lui donnant un équilibre, une tonalité, un
contexte, alors seulement pourrez-vous comprendre Chuang Tseu, car toute la vision Taoïste
est basée sur la complémentarité des opposés.

Les deux mots, Ying et Yang sont opposé : le mâle et la femelle. Imaginez un monde qui soit
totalement mâle ou totalement femelle ... c’est un monde mort.
Il serait déjà mort à la naissance, il ne peut contenir aucune vie. Si c’est un monde féminin :
des femmes, des femmes et encore des femmes, sans aucun homme ; les femmes se
suicideraient !

L’opposé est nécessaire parce que l’opposé est attrayant. L’opposé devient un aimant, il
vous attire ; l’opposé vous fait sortir de vous-même, il casse votre prison, il vous rend vaste.
Chaque fois que l’opposé est réfuté, il y a des problèmes. C’est ce que nous avons fait, d’où
tant de difficultés dans le monde.

L’homme a tenté de créer une société essentiellement masculine, c’est la cause de tant de
problèmes : la femme a été niée : on s’en est débarrassé. Dans les siècles passés, on ne
devait voir de femme nulle part : elle était cachée dans les pièces à l’arrière de la maison, et
n’était pas admise au salon. On ne la rencontrait ni dans les rues, ni dans les boutiques. Elle ne faisait pas partie de la vie. Le monde devient laid, car comment pouvez-vous nier
l’opposé ? Le monde se déforma, tout équilibre étant perdu. Le monde devint fou !

Dans de nombreuses cultures, la femme n’est toujours pas autorisée à se lancer dans la vie :
elle ne fait pas encore réellement partie de la vie, une partie vitale ; Les hommes
appartiennent à des groupes d’orientation masculine : les clubs exclusifs où les garçons se
rencontrent, le marché économique, la politique, le monde des scientifiques. Partout c’est
déséquilibré. L’homme domine, c’est la raison de tant de souffrance. Quand un des deux
opposés est dominant, cela engendre de la souffrance, car l’autre se sent meurtri et prend sa
revanche. Chaque femme prend sa revanche à la maison. Quand elle ne peut pas sortir et
s’aventurer dans le monde, ni prendre sa revanche sur l’humanité, sur le genre humain, elle
prend revanche sur son mari C’est un conflit constant.

Pourquoi l’épouse est-elle toujours en conflit ? Ce n’est pas la personne en elle-même ; ce
n’est pas quelque chose de personnel. C’est la revanche de la femme, du féminin, de
l’opposé renié. Cet homme dans la maison, le mari, est représentatif de tout le monde
masculin, le monde à domination masculine qu’elle combat.
En niant les opposés vous invitez les difficultés ; partout, à chaque niveau, dans chaque
dimension, c’est la même chose.

Si vous demandez à quelqu’un, de quoi se compose une maison, il vous répondra : de murs.
Chuang Tseu dirait, tout comme le maître Lao-Tseu, qu’une maison se compose non de
murs, mais de portes et de fenêtres. Ils insistent sur l’autre aspect, disant que les murs sont
utiles, mais leur utilité dépend de l’espace inutile derrière eux. Une chambre, c’est de
l’espace non des murs. Bien-sûr l’espace est gratuit et les murs doivent être payés. Quand
vous achetez une maison, qu’achetez-vous ? Les murs, le matériel, le visible. Mais vivez-vous
dans le matériel ? Vivez-vous dans les murs ? Il vous faut vivre dans la pièce, dans l’espace
vide.

Alors vraiment, qu’est ce qu’une maison ? C’est un vide entouré de murs. Qu’est ce qu’une
porte ? Ce n’est rien, une « porte » signifie qu’il n’y a rien, pas de mur, le vide. Mais sans
porte, sans fenêtre, le soleil n’y entrera pas, la brise n’y soufflera pas. Vous mourrez et votre
maison deviendra un tombeau.

Chuang Tseu dit : comprenez qu’une maison consiste en deux choses : les murs, le matériel,
le commercialisable, l’utilitaire et le vide entouré de murs, le « non utilitaire », qui ne peut
s’acheter, qui ne peut être vendu, qui n’a pas de valeur économique. Comment vendre du
vide ? Pourtant vous vivez dans le vide – tenter de vivre uniquement dans les murs vous
rendra fou ! C’est impossible . Mais nous tentons l’impossible : dans la vie, nous avons choisi
l’utilitaire.

Par exemple, une enfant est en train de jouer et vous lui dites, « Arrête ! Que fais-tu ? C’est
du temps perdu ! Fais quelque chose d’utile : étudie, lie, fais au moins tes devoirs ! fais
quelque chose d’utile ! Ne traîne pas, ne fais pas le vagabond ! » En persistant ainsi avec un
enfant, peu à peu vous détruirez l’inutile –l’enfant sera devenu simplement quelqu’un d’utile, et quand une personne n’est qu’utile, elle est morte. Vous l’utilisez, c’est un
mécanisme humain, un moyen et non une fin en soi.

Vous êtes véritablement vous-même quand vous faites quelque chose de superflu : en
faisant de la peinture, mais pas pour vendre, juste pour le plaisir ; en jardinant, juste pour le
plaisir ; en vous allongeant sur la plage, sans rien faire, juste pour le plaisir. Un plaisir inutile,
s’asseoir en silence à côté d’un ami.

Dans ces moments-là, on peut être productif. Vous pouvez aller faire des courses au
marché ; vous pourriez gagner de l’argent. Vous pourriez transformer le temps en argent.
Vous pourriez augmenter votre compte en banque, parce que ces moments ne reviendront
pas et les idiots disent que le temps, c’est de l’argent. Ils ne voient qu’une utilité pour le
temps : le convertir en de plus en plus d’argent. Finalement, vous mourrez avec un gros
compte en banque, mais intérieurement vous êtes absolument pauvre, parce que la richesse
intérieure se crée alors que vous appréciez le superflu.

Qu’est ce que la méditation ? Les gens demandent, « A quoi cela sert-il ? Qu’allons-nous y
gagner ? Quel en sera le bénéfice ! ? » La méditation ... et vous demandez quel en sera le
bénéfice ? Vous ne la comprenez pas, parce que la méditation est inutilisable. Le moment où
je prononce ce mot « inutile » vous êtes embarrassé parce que tout votre esprit est devenu
si matérialiste, que vous voulez toujours un résultat. Vous n’admettez pas que quelque
chose soit un plaisir en lui-même.

Le superflu implique que vous y prenez plaisir mais que vous n’en tirez pas profit ; vous êtes
profondément fusionnel avec lui, et cela vous donne du bonheur. Quand vous êtes
profondément absorbé dans ce bonheur-là, vous ne l’accumulez pas, et n’en faites pas une
trésorerie.

Dans le monde, deux types de personnes existent : ceux qui sont utiles, qui deviennent des
scientifiques, des ingénieurs, des médecins ; et les autres, complémentaires, les poètes et les
vagabonds : ceux qui ne font rien d’utile. Cependant ils créent l’équilibre, ils embellissent le
monde. Imaginez un monde empli de scientifiques, sans un seul poète – ce serait un monde
absolument laid, qui ne mériterait pas que l’on y vive. Pensez à un monde où tout le monde
travaillerait dans les boutiques et les bureaux : pas un seul vagabond. Ce serait l’enfer ! Le
vagabond apporte de la beauté.
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Re: Textes d'Osho

Message  Hatchepsout42 le Dim Nov 04 2012, 20:49

Êtes-vous prêt pour l’amour ?

Peut-être que la raison pour laquelle vos histoires d’amour ne marchent pas est que vous
n’avez pas encore appris à aimer ! Cette technique pourrait vraiment vous aider. Osho Times
Je vois tant de gens qui essaient de partager leur amour, alors qu’il n’ont aucun amour. C’est
naturel que leur partage n’amène que souffrance, à eux-mêmes et aux autres. Peut-être
pensez-vous que vous partagez votre amour, mais vous ne partagez que votre misère
intérieure, parce que c’est ce que vous avez. Vous êtes plein d’espoir, plein de rêves, mais
quel en est le résultat pratique ? Dans votre rêve, l’amour est quelque chose d’agréable, mais
dans la réalité il devient une misère, un enfer.
Avant de pouvoir devenir quelqu’un d’aimant, vous devez devenir l’amour. Les gens pensent
qu’ils vont devenir « amour » seulement en devenant amant, amante. Leur logique est stupide.
Vous ne pouvez devenir quelqu’un qui aime, à moins de posséder déjà l’amour en vous – et
cet amour vous ne l’avez pas.
Chacun se persuade qu’il a la capacité d’aimer, et qu’il y a juste à trouver quelqu’un qui
reçoive cet amour. On se sent rempli d’énergie d’amour, et il suffit de trouver quelqu’un de
réceptif. C’est comme cela que les gens fonctionnent, c’est comme cela qu’ils font. Ils
trouvent souvent de belles personnes, mais le seul résultat se trouve être la souffrance.
Ils s’imaginent partager leur amour, ils ne partagent que leurs enfermements.
Ils croient partager quelque chose de divin, ils ne partagent seulement que leur bassesse. Ils
croient partager la profondeur de leur être, mais ils ne partagent que leur grossièreté de
surface. Ils ne sont pas du tout conscient de leur être profond – c’est ce qui définit une
personne médiocre, pauvre.
Quelqu’un de riche est quelqu’un dont la vie est une poésie, une danse, une célébration,
quelqu’un dont la vie a un centre, quelqu’un d’enraciné. La personne riche est une personne
pleine, comme un nuage à la saison des pluies, prêt à se déverser sur toute personne prête à
l’accueillir. Ou comme un bouton de fleur prêt à partager son parfum, avec le premier souffle
de vent, ou avec le voyageur qui passe. Partager c’est se déverser.
Essayer de partager ce que vous n’avez pas... est la chose la plus difficile qui soit ! Et c’est ce
que les gens font. Ils s’acharnent à essayer d’aimer, sans avoir vu que l’amour n’a pas encore
grandi dans leur cœur. La réalité est que vous ne vous aimez pas vous-même – comment
pourriez-vous aimer les autres ? L’essentiel est absent.
Vous n’êtes pas heureux seul-e, comment pourriez-vous être heureux, ensemble, avec
quelqu’un d’autre ? Si vous êtes malheureux, seul, quand vous rencontrez quelqu’un vous
apportez votre malheur en partage. C’est tout ce que vous avez – votre pauvreté, votre
pourriture, votre misère, votre dépression, votre tristesse, votre angoisse existentielle, votre
anxiété, votre supplice – votre malaise !
Comment aimer sans trouver un amoureux, une amoureuse ? Tout votre mental a été
conditionné d’une mauvaise façon.

Vous pouvez danser sans qu’il y ait de spectateurs, pourquoi ne pourriez-vous pas aimer sans
que quelqu’un soit là ? Vous pouvez chanter sans que personne n’écoute, pourquoi ne
pourriez-vous pas aimer sans un amoureux ? Votre mental a reçu un conditionnement faux.
Vous pensez que vous ne pouvez aimer que quand il y a quelqu’un à aimer.
Pratiquez l’amour.
Assis seul dans votre chambre, soyez aimant. Rayonnez d’amour. Remplissez toute la pièce
avec l’énergie de votre amour. Sentez que vous vibrez à une nouvelle fréquence, tanguez
comme si vous étiez dans un océan d’amour ! Créez des vibrations tout autour de vous, à
partir de l’énergie d’amour. Vous allez tout de suite sentir que quelque chose se passe :
quelque chose est en train de changer dans votre aura, quelque chose qui est autour de votre
corps est en train de changer ; une chaleur se produit autour de vous, une chaleur comme un
orgasme profond. Vous devenez plus vivant. Une sorte de sommeil qui était là auparavant est
en train de disparaître. Une nouvelle conscience émerge. Tanguez dans cet océan. Dansez,
chantez, et laissez votre chambre se remplir d’amour !
Au début ça paraît un peu bizarre. La première fois que vous réussissez à remplir votre
chambre avec l’énergie d’amour, votre propre énergie, qui retombe sur vous, rebondit sur
vous, et vous rend tellement heureux, on se demande : « Est-ce que je ne suis pas en train de
m’hypnotiser ? Est-ce que je me joue un tour ? Que se passe-t-il ? » Parce que vous avez
toujours cru que l’amour venait d’un autre, qu’il faut une mère pour vous aimer, un père, un
frère, un mari, une femme, un enfant – quelqu’un !
L’amour qui dépend de quelqu’un est un amour pauvre. L’amour qui est créé à l’intérieur de
vous, l’amour que vous créez à partir de votre propre énergie, est LA réelle énergie d’amour.
Alors allez où vous voulez avec cet océan autour de vous, et vous sentirez que toute personne
qui s’approche de vous est soudain remplie d’une énergie d’une autre sorte.
Les gens vont vous regardez avec des yeux plus largement ouverts.
Si vous passez à côté d’eux ils ressentiront quelque chose comme le souffle d’une énergie
inconnue, et qui les touche ; ils se sentiront régénérés. Tenez la main de quelqu’un et tout son
corps se mettra à vibrer. Approchez-vous de quelqu’un et la personne va se sentir remplie de
joie sans aucune raison. Vous pourrez le voir.
Maintenant vous êtes prêt à partager.
Alors trouver un amoureux, une amoureuse, trouvez une réceptivité qui vous convienne.


OSHO - extrait de : The Discipline of Transcendence –
Texte et titre pris dans l’Osho Times de février 2006 pages 14 & 15
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Re: Textes d'Osho

Message  AdOrinu le Jeu Nov 08 2012, 12:14

wouah !

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