Psychologie : notions de bases (définitions)

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Psychologie : notions de bases (définitions)

Message  Mina le Dim Juin 27 2010, 21:49

Je vous propose de regrouper ici les notions de base de la psychologie, concernant le développement de l'humain.

Certaines notions n'étant pas évidentes, et la vulgarisation ayant ses limites, je vous suggère de ne pas hésiter à poser des questions ici :

http://life-storming.forumsactifs.com/psychologie-freudienne-f31/psychologie-les-questions-t51.htm#313

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La psychologie prend comme point de départ la petite enfance pour expliquer le développement des structures (névrose, etc). Dès les premiers mois, des mécanismes se mettent en place et des enjeux nous dirigent peu à peu vers une voie ou une autre.

Afin de mieux vous faire comprendre ces mécanismes, je dois d'abord vous expliquer les bases. Il vous faut comprendre ce que la psychologie appelle "sujet" et ce que cela signifie ou implique.
Il n'est pas évident de vulgariser certaines notions. Notamment le rapport entre le langage et l'individu ou encore les mécanismes internes psychiques (comme le fantasme ou la pulsion par exemple.)
Je vais essayer de donner des exemples pour toutes les notions qui pourraient vous paraître abstraites, bien que cela soit très difficile parfois.

J'avancerais par étapes en essayant de démontrer la logique inhérente à notre développement psychologique.



L’assujettissement :
(ou comment devient-on "sujet", comment prend-on conscience de soi ?)

La névrose, psychose, perversion et état-limite, sont appelées « structures » du sujet.

C'est à travers le langage que le sujet élabore sa propre structure. Tout au long de son développement et encore après, la manière d'utiliser le langage et d'y faire face sera révélateur de notre structure.

Par langage on veut dire, "tout ce qui permet de nommer et de donner du sens".
Un sujet sans langage est comme une peinture dont on ne saurait nommer les formes ou les couleurs. Lorsqu'on y met des mot "ceci est rouge, ceci est rond" alors le tableau prend vie et prend un sens.
Il en est de même pour le sujet. Grâce au langage, il se révèle.

Donc, l'individu n'est que représenté dans le langage (il n'a pas de réalité tangible dans le langage).
Afin d'être lui-même, le sujet se poste face à l'Autre (le langage -def. plus bas) et pose la question : " qui suis-je vraiment ? "
La réponse qu'il obtient, est fabriquée de dits, de discours, de savoirs : "tu te nommes ainsi, tu es ceci, etc".
Cette réponse lui permet de comprendre le réel de son être.

Les névrosés, psychotiques, pervers, état-limites, se distinguent sur la façon de faire, avec la question de leur Être. Et aussi d'y répondre.
Donc, selon la manière de poser leur question - qui suis-je vraiment ? -, d'y répondre eux-mêmes ou de faire avec la réponse qui leur est donné, c'est ainsi qu'ils se différencient.

Dans le langage commun, l'on croit qu'être psychotique, pervers, névrotique ou état-limite relève d'une déviance. Alors que ces structures sont des solutions, des manières différentes pour le sujet d'assurer son équilibre. Elles sont donc normales.
En conclusion, nous sommes tous caractérisés par l'une ou l'autre structure.


Définitions :

L’Autre : C'est le langage dans sa fonction symbolique.
L'Autre est une représentation de tout ce qui existe.
Il est ce à quoi nous sommes confrontés lorsque nous parlons - le sens, l'image, etc -.
Ainsi lorsque le sujet regarde ses parents et se demande : "que me veulent-ils, pourquoi me donnent-ils un nom, pourquoi s'occupent-il de moi, etc"
c'est face au langage que le sujet se poste.
On ne connait jamais l'Autre, on n'en connait que l'image que l'on s'est construite de lui.

L’autre : Le parent, le pair,...dans la réalité.

La jouissance : La jouissance renvoie au plaisir et au droit d'accéder à ce plaisir : à des niveaux basiques, physiques, comme le fait de jouir de la présence de l'autre ou de nos actions.
Un plaisir lorsque nous émettons des sons, transmettons des idées et recevons des réponses.
La jouissance est donc ce qui nous permet d'entrer en contact avec l'Autre.
Mais aussi d'accéder à la réalité. Elle est un pont entre deux représentations -la nôtre et celle de l'autre-.

Le fantasme : C'est une théorie, un scénario que le sujet élabore. Il explique le rapport qu'à le sujet à la jouissance (et donc au langage).
Il témoigne de sa rencontre avec la jouissance du moins, l'idée qu'il s'en est faite dans son esprit. En comprenant le fantasme du sujet, on comprend l'instant et la situation où le sujet s'est retrouvé face à la jouissance (situation souvent traumatique).

Le Phallus : Terme désignant symboliquement (dans l’inconscient) la fonction remplie par le pénis. Il est le signifiant du pénis (qui est le signifié par le phallus).
Mais alors que le pénis désigne un objet réel, le phallus est un objet imaginaire, représentant la force, le pouvoir, et la fécondité.

Le symptôme : C'est une solution pour le sujet de trouver un équilibre.
On sait que l'équilibre se fait en nouant le symbolique (qui renvoie au langage) avec l'imaginaire (qui renvoie au corps) et avec le réel (qui renvoie à la jouissance).
Donc ce que le sujet cherche à travers le symptôme c'est de faire tenir ensemble son corps, le langage et la jouissance.
Et bien qu'il puisse être dérangeant, il est difficile de s'en passer.

Par exemple, chez les névrosés hystériques : une énergie sexuelle puissante trouble leur équilibre psychique. Afin de mieux supporter cette énergie, elle va être convertie en un trouble physique dans le corps. C'est cela qu'on nommera symptôme pour ce cas présent.
En médecine, le symptôme est entre autre la manifestation visible d'un trouble physique. En psychologie, il y a cette même définition mais aussi, le fait que le symptôme est porteur de sens et révélateur de la manière pour le sujet de trouver un équilibre.

La pulsion : C’est une énergie. Elle se manifeste par le fantasme.
On distingue :
- Sa source : organique et somatique
- Son but : éliminer la tension
- Son objet : interne ou externe, partiel ou total.

Les objets pulsionnels : Ils se rapportent à des objets, des personnes, des parties du corps, qui sont investis par une pulsion.
Ces objets pulsionnels sont révélateurs de ce qui est important pour le sujet (de ce sur quoi il fantasme ou ce qu'il craint).

Il y a l’objet invoquant – la voix – Dans un premier temps, il sera marqué par la présence maternelle et par son langage. Tout ce qu'elle transmet dans son langage se retrouvera dans cet objet.
Par exemple, lorsqu'un psychotique fait face à un délire hallucinatoire auditif -il entend des voix-, il se sent persécuté par l'objet pulsionnel "voix" qui est porteur de la marque d'un autre (persécuteur).

Il y a l’objet scopique – le regard – Qui est à la fois passif : "on est vu" et actif "on voit".

Il y a l’objet oral – la bouche – où par exemple la nourriture est sollicité pour :
- refuser à l’Autre ce qu’il donne (ex. anorexie)
- voler à l’autre une preuve de cet amour qu’il refuserait (ex. boulimie)

Il y a l’objet anal – l’anus – qui permet de jouer entre accepter ou refuser de donner de l’amour.
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